Les plus beaux phares de Terre-Neuve-et-Labrador

Avec plus de 29 000 kilomètres de littoral battus par le vent, remplis de rochers submergés, de criques cachées et d’icebergs gigantesques, il n’est pas étonnant de retrouver autant de feux de navigation s’accrochant aux côtes escarpées de Terre-Neuve-et-Labrador. Pendant des siècles, les explorateurs naviguèrent le long de nos côtes sans GPS, ni garde côtière, ni moteurs ni même électricité. Ils comptèrent alors sur ces phares et leurs gardiens pour leur indiquer le chemin dans le brouillard le plus épais ou la nuit la plus sombre.

Entourée par le tumultueux océan Atlantique, notre belle île sauvage a vu sa juste part de naufrages. Des centaines d’histoires relatant des sauvetages ont été transmises de génération en génération par ses habitants. Et si les phares furent initialement construits pour éviter les catastrophes, ils ont aussi été des héros dans des moments de tragédie. Des histoires qu’une seule visite permet de découvrir.

Le premier phare fut érigé à Fort Amherst en 1813. Il se dresse, de toute sa hauteur, sur la partie sud des Narrows, à l’entrée du port de St. John’s. Une partie du East Coast Trail passe au milieu des collines qui le surplombent, offrant une vue spectaculaire sur l’une des plus vieilles villes d’Amérique du Nord et sur sa balise lumineuse.

Le phare de Fort Amherst ne fut que le commencement. Depuis, des centaines de phares ont été construits le long des côtes rocheuses de Terre-Neuve-et-Labrador. Pour les voir facilement depuis la mer, beaucoup ont été peints en blanc tandis que d'autres ont des bandes blanches et rouges, tel un gigantesque mât de barbier.

Malgré ce look « sucre d’orge », l’image de ces gardiens vigilants et solitaires est plutôt romantique. Peut-être est-ce le sentiment de mystère qu’ils évoquent, ou le lien avec les naufrages et les longues traversées en mer? Ou peut-être est-ce simplement la vue imprenable? Quelle que soit la raison, les gens semblent comme attirés par ces structures, tel un aimant. Et nulle part ailleurs ce sentiment n’est aussi bien capté qu’à Terre-Neuve-et-Labrador, où la beauté et le danger de nos côtes vont de pair.

Heureusement pour ceux qui aiment suivre cette lumière, notre province regorge de ces magnifiques édifices. Il y a tant de phares ici qu’il serait impossible de tous les lister, mais voici les plus remarquables.

Le phare du Cap Spear

Le phare de Cap Spear

À seulement 20 minutes de voiture de St. John’s, ce phare est un lieu historique national du Canada. Situé le long du populaire East Coast Trail, il est aussi le point le plus à l’est du continent nord-américain. Le bâtiment a conservé sa structure originale, la plus vieille de la province. Ici, à l’extrémité du continent, vous serez les premiers à voir le soleil se lever sur l'Amérique du Nord.

Le phare de Cap Race

Le Phare de Cap Race

Cette tour de surveillance a la caractéristique d'abriter la première station télégraphique sans fil de Terre-Neuve. Le centre d’interprétation de la télégraphie sans fil Myrick est une réplique de la station construite en 1904 par Marconi et fut un point important pour la transmission des nouvelles autour du monde. Ainsi, c’est cette station qui a reçu le premier appel de détresse du Titanic, cette nuit funeste où le fameux navire heurta un iceberg avant de couler dans les eaux au large de Terre-Neuve, le 15 avril 1912. Ce centre accueille ainsi des expositions sur l’histoire des communications à Cap Race, sur le Titanic et une boutique de cadeaux.

Le phare de Ferryland

Le Phare de Ferryland

À environ une heure au sud de St. John’s, vous trouverez la communauté historique de Ferryland et votre destination finale à environ 15 minutes de marche à travers une superbe prairie appelée The Gaze (« Le Regard »). C’est ici que vous pouvez prendre part aux pique-niques de phare et savourer un succulent lunch, sur les pentes herbeuses surplombant l’océan.

Le phare du Cap Bonavista

Le Phare du Cap Bonavista

À l’endroit où John Cabot posa le premier pied sur Terre-Neuve en 1497, le phare de Bonavista est l’un des sites historiques provinciaux les plus visités. Les quartiers du gardien du phare ont été restaurés comme en 1870 et des visites guidées sont offertes.

Le phare de Long Point

Situé tout au nord des Îles nordiques de Twillingate, le phare est entouré de sentiers surplombant la baie Notre Dame. C’est aussi un lieu parfait pour observer les icebergs, les baleines et les oiseaux marins qui visitent Terre-Neuve chaque année.

Le phare de Point Riche

Le Phare de Point Riche

Le phare de Point Riche, près du site historique national de Port au Choix, est entretenu par une équipe du site historique, situé à environ 1,5 km. C’est un endroit tout aussi indiqué pour observer baleines et oiseaux marins.

Le phare de Lobster Cove Head

Le phare de Lobster Cove Head

Au cœur du parc national du Gros-Morne, ce phare guide les navires dans la Baie Bonne, depuis 1897. Si la lumière est aujourd’hui automatisée, l’exposition dans la maison du gardien du phare illustre comment vivaient les gens le long de cette côte pendant plus de 4 000 ans.

Le phare de Point Amour

Le phare de Point Amour

Construit en 1858 et situé près de l’Anse-Amour au Labrador, ce phare mesure 33 mètres de haut, ce qui en fait le second plus haut phare du Canada, lui offrant ainsi le statut de Site Historique Provincial. Pour ceux qui entreprendront la montée des 132 marches vers le sommet, ce phare offre une vue panoramique sur les alentours. Un centre d’interprétation est situé sur place et des visites guidées sont possibles. Les vendredis soir, entre juillet et août, vous pouvez savourer une expérience unique de dîner dans un phare.

Le phare de Rose Blanche

Le Phare de Rose Blanche

La côte sud-ouest de Terre-Neuve est truffée d’épaves historiques, comme ce navire d’immigrants irlandais qui s’est échoué à l’Isle aux Morts en 1828, durant une tempête violente. Pendant 3 jours, une jeune fille de 17 ans nommée Ann Harvey et son chien Terre-Neuve, Hairyman, ont ramené les passagers et l’équipage sur la terre ferme dans un frêle esquif de 12 pieds (3.6 mètres), à travers un brouillard épais et un vent puissant. Dans les années 1870, une ligne de phares fut construite dans le secteur, incluant celui en granit de Rose Blanche, bâti quelque part entre 1871 et 1873.

© Crédits photos : Aurore Lambert | Newfoundland and Labrador Tourism

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