Pas de danse aquatiques 101

Les eaux autour de Terre-Neuve-et-Labrador sont grouillantes de vie et sont certainement un des meilleurs spots pour admirer les nombreux cétacés qui viennent chaque année passer l’été dans nos eaux poissonneuses. Qu’ils soient en train de se nourrir, de jouer ou simplement de se déplacer en groupe, ces géants des mers évoluent avec une originalité qui leur est propre.

Toute cette activité peut être facilement observée depuis le rivage, mais si vous souhaitez voir leur habitat de plus près, une excursion en bateau ou en kayak est une manière parfaite d’admirer le comportement fascinant des baleines de près (tout en maintenant des distances sécuritaires, bien sûr). Êtes-vous curieux de comprendre leurs mouvements et leurs comportements, alors qu’ils interagissent entre eux et avec leur environnement? Pour vous aider, voici une liste de leurs plus beaux pas de danse, pour que vous soyez incollables sur ces mammifères majestueux.

La brèche et la fente avant

Pour simplifier, la brèche (« breaching » en anglais) fait référence à un saut où au moins 40% du corps de la baleine sort de l’eau, tandis que la fente (« Lunging » en anglais) est un bond où moins de 40% du corps sort de l’eau. Si la fente peut souvent être observée lorsque les baleines se nourrissent, les raisons pour lesquelles la baleine saute hors de l’eau sont encore plutôt inconnues. Nous savons cependant que les baleines sautent davantage en groupe, ce qui suggère que cela pourrait être un signal non-verbal, un peu comme un signe de tête ou un clin d’œil pour les humains.

Surfer sur la vague

Dauphin dans le sillage d'un bateau © Wikipédia

Ce comportement est observable uniquement lorsque l’animal choisit d’interagir avec le bateau : les baleines, les marsouins et les dauphins utilisent ainsi la vague créée par le bateau de la même façon qu’un pilote de voiture de course utilise l’aspiration d’air de la voiture de devant pour économiser de l’énergie.

La baleine peut ainsi surfer sur la vague d’étrave, c’est-à-dire lorsqu’elle se trouve dans la vague créée par la pression à l’avant du bateau, ou elle peut surfer dans le sillage du bateau, donc à l’arrière. L’utilisation de cette technique permet de réduire considérablement l’énergie dépensée pour nager : pour un dauphin, cela représente une économie de 70%! S’il est important qu’un bateau conserve une distance sécuritaire pour la vie marine, il n’est pas rare pour les baleines de satisfaire leur curiosité face à ces visiteurs.

Faire du sur-place

© Flickr, 2013

Quand une baleine fait du sur-place, elle sort de l’eau et se tient à la verticale, exposant ainsi toute sa tête. Typiquement, son œil se situera juste au-dessus ou au-dessous de la surface de l’eau, lui permettant ainsi de voir ce qu’il se passe à proximité. Ce comportement se produit pour différentes raisons et parmi une grande variété d’espèces. Cependant, à Terre-Neuve-et-Labrador, nous l’observons souvent lorsque la baleine est intriguée par la présence d’un bateau et décide de venir dire bonjour.

La claque arrière

© Trinity Eco-Tours

Vous avez peut-être déjà vu une baleine ou un dauphin frapper la surface de l’eau avec sa nageoire caudale, comme s’il donnait une grande claque bruyante. Certains scientifiques pensent qu’il s’agit d’une forme de communication non-verbale, puisque le son créé peut être entendu sous l’eau, à plusieurs centaines de mètres à la ronde.

D’autres suggèrent que ce comportement, observable aussi chez les baleines à bosse, est une technique de chasse. L’hypothèse est que le son puissant dégagé par ce mouvement effraie les poissons, les forçant ainsi à se regrouper davantage en un groupe plus compact, ce qui rend la tâche plus facile pour la baleine.

Le coup de fouet

© Flickr, 2014

Il s’agit d’un mouvement unique aux baleines à bosse. Durant celui-ci, la baleine profite de son élan pour changer de trajectoire d’un coup sec, pivotant avec ses nageoires pectorales tandis qu’elle plonge tête la première, propulsant ainsi sa nageoire caudale et le pédoncule (la partie musculaire à l’arrière) hors de l’eau et de côté, avant de retomber violemment dans l’eau avec une grande force.

La claque latérale

© Flickr, 2014

Lorsqu’une baleine frappe l’eau de cette manière, elle pivote sur le côté, exposant ainsi une seule ou les deux nageoires, qu’elle rabat contre la surface de l’eau. La nageoire pectorale de la baleine à bosse est l’appendice le plus gros de tous les mammifères.

Les raisons de ce comportement varient : durant la saison de reproduction, il est utilisé autant par les mâles que les femelles et indique leur réceptivité, tandis que le reste du temps, il s’agit plutôt d’un simple moyen de communication.

Faire la bûche

© Wikipédia, 2010

Si vous êtes chanceux, vous pourriez voir une baleine immobile à la surface de l’eau. À ce moment, la baleine est en train de se reposer et utilise cette technique pour venir respirer à la surface de l’eau. Ce comportement intermittent est commun chez les baleines franches, les cachalots, les globicéphales et les baleines à bosse.

Entre mai et septembre, Terre-Neuve-et-Labrador est un des meilleurs endroits pour observer les baleines se nourrir, s’ébattre ou simplement sauter hors de l’eau près de nos côtes. Entrevoir ces mammifères majestueux est une expérience géniale et excitante, que ce soit depuis le pont d’un bateau, de votre kayak ou d’un sentier côtier.

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